GESTION DU RISQUE • 9 MIN

La règle du 1 % expliquée simplement

Une convention pour plafonner une perte, pas une formule magique ni une garantie d’exécution.

Capital protégé et petite portion de risque avec calculateur
Le point à ne pas rater : « risquer 1 % » ne veut pas dire utiliser seulement 1 % du compte. Cela désigne une perte théorique au niveau d’invalidation. Toute la page sert à distinguer ce budget de la marge et de l’exposition réelle.

1. Le principe

La règle consiste à limiter la perte théorique d’une idée de trading à 1 % du capital disponible. Avec 5 000 €, le budget de risque est 50 €. Ce montant n’est ni l’apport initial ni la marge immobilisée : il représente la perte estimée si le scénario atteint son niveau d’invalidation.

Formules : risque monétaire = capital × pourcentage de risque. Taille théorique = risque monétaire ÷ perte par unité entre l’entrée et le stop.

2. Exemple complet

Avec 5 000 €, un risque de 0,5 % représente 25 €. Si l’entrée est à 100 € et le stop à 98 €, la perte brute est de 2 € par unité. La taille théorique est 25 ÷ 2 = 12,5 unités. Si seules les unités entières sont disponibles, l’arrondi prudent est 12.

Le calcul doit ensuite intégrer le spread, les commissions et une hypothèse de glissement. Si ces coûts sont estimés à 3 €, il ne reste que 22 € de risque disponible pour le mouvement du prix. La taille doit donc être réduite.

3. Pourquoi le stop ne garantit pas 1 %

Un ordre stop devient généralement un ordre au marché lorsqu’il est déclenché. Lors d’un gap, d’une annonce ou d’un manque de liquidité, l’exécution peut survenir à un prix moins favorable. La perte réelle peut alors dépasser le montant calculé. Cette limite doit être clairement acceptée avant l’entrée.

4. Le risque cumulé

Trois positions risquant chacune 1 % ne représentent pas forcément trois idées indépendantes. Acheter plusieurs indices ou plusieurs paires liées au dollar peut concentrer le risque sur le même facteur. Fixez un plafond par opération, mais aussi un plafond global et un plafond par scénario corrélé.

5. Une série de pertes

Dix pertes consécutives à 1 %, recalculées sur le capital restant, réduisent le compte d’environ 9,6 %. Le pourcentage nécessaire pour revenir au point de départ est alors supérieur à la baisse subie. C’est pourquoi 0,25 % ou 0,5 % peut être plus adapté à un débutant ou à une méthode encore peu testée.

6. Checklist avant l’ordre

  • Le niveau d’invalidation vient-il du scénario plutôt que du montant espéré ?
  • La taille a-t-elle été arrondie vers le bas ?
  • Les frais et le glissement sont-ils intégrés ?
  • Les autres positions exposent-elles au même risque ?
  • La perte reste-t-elle acceptable même si l’exécution est moins bonne ?

Utilisez le calculateur Atlas comme outil pédagogique, puis vérifiez la valeur du point et les spécifications exactes du contrat sur votre plateforme.

Comment vérifier cette notion

Voici une façon concrète de contrôler le raisonnement présenté, sans prendre l’exemple du guide pour une preuve de performance.

  1. 1. Calculer le risque en euros à partir du capital actuel.
  2. 2. Vérifier la valeur du point et la distance réelle au stop.
  3. 3. Ajouter une marge pour les frais et le glissement.
  4. 4. Contrôler le risque cumulé des positions corrélées.

Les chiffres servent à expliquer un mécanisme. Ils ne sont ni des performances réelles, ni des signaux, ni une promesse de résultat.

Références de contrôle

Ces sources permettent de contrôler les mécanismes et les risques présentés. Elles ne valident pas une stratégie particulière.

Consulter notre méthode de sélection des sources →